Tchad/RDC - L'adieu aux casques bleus
Malgré les pressions, le Tchad et la RDC ont imposé leur scénario: celui d’un départ programmé des missions de maintien de la paix de l’ONU présentes sur leur territoire.
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En quelques années, le réseau social Facebook a conquis nombre de Tunisiens. Avec plus de 897 000 comptes recensés, la Tunisie y est davantage représentée que la Jordanie, la Russie ou même la Chine. Un phénomène de société à l’origine d’une nouvelle forme d’expression contestataire, qui dérange le pouvoir en place.
Après l’ère des télénovelas, les séries B indiennes cartonnent désormais sur les chaînes de télé du continent. L’héroïne du feuilleton «Vaidehi» est ainsi devenue la nouvelle idole de la jeunesse ouest-africaine.
À moto ou en pirogue, les matrones sillonnent les villages reculés du Mali. Vaccination, contraception, consultations prénatales, elles apportent la santé à des populations qui n’y ont pas accès. Un véritable sacerdoce.
Groupe congolais fondé par des handicapés, le Staff Benda Bilili avait fait l’unanimité avec son premier album, en 2009. Ils reviennent avec un film sur leur irrésistible ascension. Des rues de Kinshasa au festival de Cannes, retour sur la saga d’un collectif unique.
À l’US Ouakam comme dans nombre de clubs sénégalais, le sens tactique et la préparation physique ne sauraient suffire. Les pratiques mystiques visant à conjurer le mauvais sort font partie intégrante de l’entraînement. Lire la suite...
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Composé de membres aux origines diverses et variées, Bantunani réinvente la rumba en l'associant avec des sonorités groove, funk et hip-hop. Engagés, ils rompent avec une musique congolaise souvent trop légère. Aux origines de la nu-rumba, ils ont sorti, le 5 juin dernier, un maxi-single sous le titre Born2groove. Rencontre avec le chanteur Michel Nzau. Comment est né Bantunani ? Michel Nzau : Je suis fondateur, auteur et compositeur de Bantunani. L’idée du groupe est née un soir dans un restaurant congolais, entre deux plats poissons et plusieurs bières. J’étais alors avec Umberto Luambo, neveu de Franco, chantre de la Rumba congolaise, et nous avons dressé le constat que la musique congolaise ressemblait à une véritable cacophonie,comme en déliquescence, à l’image de la jeunesse qui l’écoute. Nous nous sommes revus un an plus tard lors d’un concert de jazz-manouche et le projet a pris réellement forme. L’idée était de sortir de l’étiquette « worldmusic », et tout le regard misérabiliste qu’elle sous-entend, dans laquelle la Rumba était enfermée. Umberto était alors le garant de la vraie rumba, et moi j’apportais la touche groove avec toutes mes influences. Justement, quelles sont vos influences ? Je suis né et j'ai grandi à Paris. Même si la rumba résonnait dans la maison, j’écoute aussi bien Michael Jackson que Paul Simon en passant par les Rolling Stones ou encore Steevie Wonder et Django Rehnardt. Les cultures rock et hip-hop font toutes les deux parties de mes influences. Cela se retrouve dans notre musique et lui confère un aspect universel. Notre but est de sortir la musique congolaise du ghetto. C'est ainsi qu'est né le concept de nu-rumba ? Effectivement, « nu » n'est pas seulement à entendre comme « nouveau », c'est aussi la transposition de la culture bantou en France. Il s'agit de renouveler les sonorités et d'inviter d'autres cultures. Comme la culture gitane, représenté par le violon. Elle apporte un côté mélancolique à la musique, une sodad. Nous avons aussi un bassiste japonais, fan de rumba, qui apporte un style plus rock. Vous revendiquez votre engagement, comment cela se traduit ? Pour moi, la musique se conçoit comme une trinité. Danse + Pensée = Musique. Par ailleurs, les musiciens congolais comme M. K (Koffi Olomidé, ndlr) ont trop pratiqué une musique du « moi je », sans parler de leur complaisance envers l'État. Et l'histoire bantou est trop négligé. Je suis allé au Congo début 2008, et j'ai vu une misère à laquelle s'opposait une jeunesse forte, très influencée par la musique. Churchill a dit « celui qui maîtrise le Congo, maîtrise le monde ». Dans Coltanrush, par exemple, nous dénonçons le pillage des richesses au Kivu. Dans Blackninja, c'est la crise économique et les mythologies autour que nous critiquons. Chaque chanson porte en elle un message. Propos recueillis par Stéphanie Hartmann Téléchargez Born2grooveLe clip Coltanrush Partagez cette info sur Twitter, Facebook... : |
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